Le projet du modification du règlement intérieur qui sera soumis au vote lors de la prochaine AG

           A.C.A.F. HORIZON

Règlement intérieur

Article 01
Une association est créée le 20 février 2005, à Paris 11ème ayant pour dénomination :
« Association des Citoyens d’ ATH-HEMDOUN de France A.C.A.F., modifiée le 23 Janvier 2011, suite
à la demande du comité du village et rebaptisée A.C.A.F. HORIZON.

Article 02

L’A.C.A.F. HORIZON a pour but de défendre les intérêts des citoyens du village ATH-
HEMDOUN hors du pays et de renforcer leurs liens ainsi que de contribuer à la promotion de l’image du

village aussi bien qu’à l’étranger qu’au pays. Elle intervient sur le plan social, humanitaire, culturel, sportif
et financier, dans la limite de ses capacités.

Article 03

Son siège est sis à : Maison des Associations, 79 Ter Rue de Paris 93800, Epinay-Sur-Seine.

Article 04

L’Association est composée d’un conseil d’administration élu par l’ A.G.

Article 05

Le conseil d’administration est élu démocratiquement à bulletins secrets par les adhérents de l’
A.C.A.F. HORIZON lors de l’Assemblée Générale pour une durée de 3 ans. Après dépouillement, seuls
les membres ayants obtenu la majorité absolue des voix exprimées, sont élus comme membres du Conseil
d’administration.
Le Président est élu par le conseil d’administration à bulletin secret et à son tour, doit nommer la
composition du bureau.

Article 06
Le bureau est composé de:
– Un(e) Président(e)
– Un(e) ou deux vice(s) président(s)
– Un(e) Secrétaire Général(e)
– Un(e) ou deux Secrétaire(s) Adjoint(e)(s)(es)
– Un(e) trésorier(ère)
– Un(e) ou deux trésorier(ères) adjoint(e)(s)(es)

Article 07

Afin de mieux respecter les droits communs des citoyens-adhérents et leur liberté d’opinion,
l’Association doit maintenir une position apolitique et laïque . Elle ne pourra en aucun cas agir à des fins
partisanes ou religieuses.

Article 08: Admission

Pour faire partie de l’association, il faut être résident du village ATH-HEMDOUN ou avoir un lien de
parenté ou d’alliance (Mariage) ou être parrainé par un citoyen du village, sous condition d’être accepté
par le conseil d’administration. Dans le cas d’un parrainage ou alliance, l’intéressé doit déposer sa
demande sous forme d’un formulaire, rempli, avec une copie de sa pièce d’identité, en cours de validité.
Le conseil d’administration étudie la demande et transmet sa réponse écrite dans un délai qui ne dépasse
pas deux mois.

Article 09

Pour un souci de justice et d’équité, les cotisations sont annuellement acquittées comme suit :
adulte: 30 euros
enfant: 10 euros
NB: Un appel à cotisation exceptionnelle, de solidarité, peut être émis si besoin urgent, particulier.

Article 10

Le paiement des cotisations se fait le jour de l’Assemblée Générale qui se tient ordinairement le
dernier dimanche de Janvier de chaque année.
Le dernier délai pour le paiement de la cotisation est le 30 Avril. Au-delà de cette date aucune
couverture n’est assurée à l’intéressé (1)
En cas de dépassement du délai en vigueur, une pénalité de 50 euros doit être versée avant
l’ A.G suivante faute de perdre ses droits d’assurance(1).

Article 11

Les modes de paiement des cotisations sont les suivants : Chèque, Virement bancaire, espèces
et par carte bancaire en ligne
Chaque adhérent reçoit un justificatif de son paiement portant un cachet de l’association.

Article 12

Les ressources de l’Association comprennent :
• les cotisations des adhérents
• les dons
• les subventions de l’état
• les recettes issues des activités de l’Association.

(1) En cas de décès, les frais de son déplacement ou enterrement ne sont pas pris en charge par l’ A.C.A.F. HORIZON

Article 13
• L’A.C.A.F. HORIZON assure le rapatriement de chaque adhérent à jour de ses cotisations,
décédé, vers le lieu de son enterrement. Elle contribue à hauteur de 300 euros pour
l’accompagnateur éventuel(le) vers le pays d’origine du (de la) défunt(e)
• L’A.C.A.F. HORIZON participe aux frais funéraires des décès inhumés hors Algérie . La somme
est égale aux frais de rapatriement vers l’Algérie : Adulte 2500 €2, mineur 1700 €2
• L’Association participe aux frais d’obsèques des morts-nés, sous condition qu’au moins un des
deux parents soit à jour dans ses cotisations
• L’Association participe aux frais d’obsèques d’un adhérent, à jours dans ses cotisations, décédé
dans son pays d’origine, à hauteur de 1000 euros(2)
Tout déplacement ou transfert de corps hors du lieu de décès, sans aviser l’ A.C.A.F.
HORIZON, cette dernière ne prend pas en charge les frais d’enterrement

Article 14 :
Les responsabilités :
Le président : Il assure les tâches suivantes :
• Représenter l’Association ou déléguer un porte-parole, aux seins de toute administration
• Présider les réunions et l’assemblée générale
• Convoquer les membres du conseil aux réunions
• Proposer l’ordre du jour des réunions et l’ A.G.
• Coordonner les différentes commissions de l’Association.
• Signer les P.V. établis par le secrétaire et le trésorier.
Le(la) Secrétaire général(e)
• Rédige le rapport de chaque réunion ou l’ A.G et le signe avec le président.
• Assure l’envoi et le traitement du courrier.
Le trésorier:
• Reçoit et enregistre les cotisations
• Traite les recettes et les dépenses de l’Association
• Assure les achats décidés par le bureau et signe les chèques
• Rassemble les reçus, les factures et fait les bilans mensuel et annuel qu’il signe avec le Président.
Pour une meilleure sécurité, la transparence et la bonne gestion de la trésorerie, les
ressources doivent être versées régulièrement et sous un délai maximum de 30 jours, après leur
encaissement.

Article 15
Le conseil d’administration se réunit une fois tous les mois sur convocation du président et la
présence de chaque membre est obligatoire.
Les membres sont avisés au minimum dix jours avant la date de la réunion. A leur tour, chaque
membre du conseil, doit confirmer sa présence ou son éventuelle absence au minimum 48h avant la tenue
de la réunion.
Le conseil peut également se réunir à la demande des 2/3 de ses membres.
(2)Le montant peut être révisé à la hausse ou à la baisse, selon le coût de vie

Article16
Le conseil d’administration doit consulter les adhérents pour tout projet ou dépense envisagées,
excédant cinq mille euros (5000€).
Un seuil minimum de 25000 euros doit constituer le fond de roulement de la trésorerie de
l’Association.

Article 17

L’Assemblée générale se fait une fois par an, au dernier dimanche du mois de janvier, sous
réserve de la disponibilité de la salle.
Les adhérents sont obligatoirement informés par courrier et les réseaux sociaux à trois
semaines avant la date de l’ A.G. Un rappel par SMS est également fait à dix jours de la date de
l’événement.

Article 18

les réunions du conseil se déroulent dans un climat de respect et de démocratie où les libertés
fondamentales sont totalement respectées.
Conformément à l’ordre du jour, chaque membre présent a plein droit de s’exprimer en toute
liberté en demandant la parole à main levée au président de la réunion.
Le président de la réunion distribue la parole en respectant l’ordre du jour, le temps et l’ordre
des demandeurs.
Toute proposition doit être discutée et débattue par l’assistance et nul ne peut agir autrement.
Les décisions sont obligatoirement prises, par consensus, au sein du conseil. Si les divergences
sont profondes, le conseil procède au vote à main levée pour trancher avec la majorité absolue. En cas
d’égalité des voix, celle du président compte double .
Les réunions du conseil d’administration restent ouvertes à tous les adhérents de l’Association.
Ces derniers auront l’accès au calendrier annuel des réunions affichés sur les réseaux sociaux.

Article 19 :
La radiation
A) Le statut d’un membre du conseil d’administration se perd par sa démission, son décès, sa
radiation par la commission de discipline pour les raisons suivantes :
absences répétées, non-respect du règlement intérieur, ou tout autre motif jugé grave(3)
Tout membre exclu ne pourra réintégrer le conseil qu’après l’accord de ce dernier.

B) Le statut de l’adhérent se perd par le non-respect du règlement intérieur ou le non-
acquittement de ses cotisations durant deux années successives.

Un adhérent radié pour non-acquittement des cotisations aura la possibilité de réintégrer
l’Association sous condition de régler une amende de 300 euros, en plus à l’acquittement de toutes les
cotisations précédentes non honorées.

(3)Motif de discipline, de détournement des fonds ou d’objectifs de l’ A.C.A.F.
La nature de l’infraction et le degré de sa gravité est à l’estimation du conseil de discipline après l’aval
du conseil d’administration.

Article 20 :
Mesures disciplinaires
Toute absence à une réunion doit être justifiée et signalée par l’intéressé au Président
par SMS, au minimum 48 heures avant l’heure du rendez-vous.
• Les retards ou empêchements doivent être signalés par appel ou SMS, afin de prévenir
l’assistance.
• Un retard, non justifié ou non signalé, à la réunion entraîne une pénalité de cinq euros à son
auteur.
• Une absence non justifiée ou non signalée, à la réunion, entraîne une pénalité de dix euros à son
auteur.
• Au-delà de trois absences, non justifiées, non signalées, le membre doit être contacté
individuellement par le président. En cas de persistance et ignorances aux contacts, le conseil de
discipline procède à sa radiation.

Article 21

L’application rigoureuse de ce présent règlement intérieur est le devoir de chaque citoyen
adhérents à l’ A.C.A.F. HORIZON . Toute modification du présent règlement doit obligatoirement faire
l’objet d’une approbation par l’ A.G. portant la date de la modification ainsi que les modalités juridiques.
Toute falsification ou tentative de modification quelconque, à l’unanimité, à ce présent règlement
intérieur, est considéré une violation et faute excessivement grave à l’encontre de
l’ A.C.A.F. HORIZON.

Le présent règlement intérieur est la copie de l’ancien exemplaire
établi par l’ A.C.A.F. HORIZON. Modifié par le conseil d’administration
de l’association en date du 17/11/2019 à Épinay -Sur-Seine 93 300.
Rédigé en vingt et un (21) articles et réparti en cinq pages.

ATH HEMDOUN un passé glorieux

ATH HEMDOUN un passé glorieux

Un passé glorieux, un présent peu enviable

 

 

Nous sommes tombés littéralement sous le charme de Beni Hamdoune, un village situé à l’extrême Nord-est de Bouira. 

Ce village de près de 4 500 âmes, est planté sur un grand rocher que domine le majestueux Djurdjura encore couvert de neige. Dès l’instant où nous prîmes pied sur ce gros caillou, nous eûmes le sentiment que ce bourg avait bien des facettes qui restaient à découvrir. Ben Hamdoun est, en effet, un diamant à l’état brut, lequel le temps d’une halte, nous sommes transportés à travers le prisme de son histoire. Une histoire riche, mouvementée et pleine d’enseignements sur ce qui est la Kabylie dans sa profondeur et sa magnificence. Devant le siège de l’APC, au bord du précipice, la vue est superbe. En bas, au fond de la vallée embrumée et étroite où coule l’oued d’Aghbalou, on pouvait, à condition de s’habituer au vertige qui commençait à vous saisir, distinguer une école. Le silence qui l’entourait est inquiétant. « Elle est déserte », expliquait Yahia, un enseignant du primaire qui s’exprimait dans un français sans reproche. « Elle se compose de cinq classes, d’une cantine et d’un logement. Sans portes, sans fenêtres, sans clôture, elle a été l’objet d’un vandalisme systématique », poursuivait notre enseignant. « J’ai mal au cœur de voir ça », se désolait-il.  Selon lui, l’établissement, construit en 2005, a coûté plus de deux milliards à la communauté. Les deux autres écoles, beaucoup plus anciennes, sont, elles aussi, dans un triste état. Notre déplacement sur les lieux nous a permis de constater que les toilettes, par exemple, n’avaient pas de portes. « Regardez la piste qui serpente, là sur le flanc de la montagne pour atteindre le village Bahalil, en face, invitait le maître d’école. Nous l’avons construite nous même. L’autre qui grimpe directement vers le village, est plus dégradée encore, lui faisait écho Hocine. L’amélioration urbaine est un concept inconnu des gens d’ici. Tout le village se ressent de l’absence de cette politique qui vise à rendre beaux et propres nos villages et nos villes. Une promenade à travers ses rues étroites et sans revêtement, nous a donné un court aperçu à ce propos. Mais ce n’est pas le seul grief que les habitants nourrissent à l’égard des responsables. Il y a aussi l’eau qui est assez fortement rationnée, car les pompes qui la font remonter du fond de la vallée, du côté de Tazmalt, tombent facilement en panne. En été surtout, où l’eau des sources s’épuise vite, la situation qui en résulte est vécue comme un véritable calvaire. « Nous nous alimentons au moyen de citernes en été », assurait notre interlocuteur.  En effet, il y a là une forme d’injustice qui révoltait le jeune enseignant. D’après lui, le malheur de Beni Hamdoune a son origine dans le découpage administratif qui rattache arbitrairement ce village à Aghbalou. « Le seul chef-lieu de commune est aussi grand que les six plus grandes daïras de la wilaya », faisait-il observer. À ses dires, Beni Hamdoune devrait se détacher administrativement d’Aghbalou pour former une commune à part.  L’eau, l’éternel problème  L’homme qui prenait la place de Yahia a pour nom Arezki. Il sourit, en le déclinant. « C’est un nom kabyle, très répandu, n’est-ce pas ? » Très cultivé s’exprimant dans un français irréprochable, cet ancien fonctionnaire à la retraite n’a pas son pareil pour parler de l’histoire de son village. À la question de savoir à quoi le village doit son appellation, il répondit sans hésiter : au temps des Hammadides. S’improvisant historien, donc, notre nouvel interlocuteur, remontant le cours de l’Histoire, fait observer que la capitale bâtie par la dynastie Hammadites était Kalaa (M’Sila), avant de passer à l’Est et de devenir Naciria (Béjaïa). En ce temps-là se professait Arezki, « le village de Beni Hamdoune s’appelait Agharef. Son emplacement était à l’endroit là où se trouve à peu près aujourd’hui Bahalil ». La raison de ce déplacement ? L’ancien fonctionnaire de la DJS a deux explications aussi plausible l’une que l’autre. La première : la population, qui était rassemblée autour de 500 foyers, avait été décimée par une épidémie. Entre le 9ème siècle et le 14ème siècle, la peste sévissait partout. Le peu de personnes ayant échappé au fléau serait venu s’installer sur la colline, où se dresse aujourd’hui le village. Son nom c’était Tadjdit qui veut dire nouveau village. Mais il y a une autre explication. D’après Arezki, l’arrivée de Sidi Boudjemlayan, un descendant des Idrissid, venu du Maroc, a déterminé la population à se fixer là où il s’était reposé un certain temps avant de poursuivre son voyage en direction de M’Sila, de Tlemcen, puis d’Alger, où il rencontrait Sidi Abderahmane. Cependant, Beni Hamdoune ne devait recevoir son nom définitif qu’après l’installation de Sidi Ali Benyoucef et son élève El Hadi. Le premier est enterré aujourd’hui à la zaouïa qu’il a fondée sur le flanc de la montagne, en face, et le second, qui marchait sur les pas du maître, dans ce cimetière qui se trouve eu Sud-est du village. Une petite maison entoure son tombeau. Les nombreux livres qu’elle contenait ont été pris par les soldats français vers 58 et brûlés dans un coin du cimetière. Enfant, Arezki y a assisté en témoin. Il nous a racontés comment une partie a été sauvée de l’incendie par les habitants, après le départ des soldats. Ces ouvrages sauvés du feu seraient toujours entre les mains de ces courageux hommes ou de ceux de leurs fils ou petits fils. Ils doivent constituer un vrai trésor. Il a également évoqué le souvenir de ce moudjahid qu’on avait fait venir dans ce cimetière pour l’exécuter. En passant par là les nouvelles mariées ne manquaient jamais de se plier à cette tradition, celle de se recueillir sur le tombeau du saint, avant de rejoindre leurs nouvelles demeures. Cette pose spirituelle, c’était une manière de s’attirer les faveurs de se Saint. Le cimetière est couvert de fleurs, du géranium, surtout, mais la bibliothèque-tombeau ne comporte aucun ornement. Tout juste remarque-t-on une petite niche noircie d’avoir reçu récemment une bougie. Non loin de là se dresse le carré des martyrs où reposent 68 héros. Le maître est mort en 1434 et son disciple en 1468. Et à l’appui de ses affirmations, Arezki qui donnait ces dates, citait la page 24 de l’ouvrage du cheikh El Hocine El Ourtilani qui y évoque la vie de ces deux Saints que furent Sidi Ali Benyoucef et Sidi El Hadi Ben Ahmed. A l’entrée du carré Arezki fait un récapitulatif que la hauteur de l’endroit lui permet de faire : sur la colline située au Sud-ouest, c’est Aghreuf ou la Colline de la roue, celle où s’était installé le descendant Idrissid. Au Nord, sur la colline, repose le Saint Sidi Ali Benyoucef dans sa zaouïa, là où plus de trois ou quatre siècles se dressait l’ancien village abandonné pour une raison inconnue. Et au centre de Beni Hamdoune, c’est la bibliothèque Tarma, où repose Sidi El Hadi Ben Ahmed.  Pourtant… L’époque en question commence avec Fatma N’soumeur, cette grande figure de la résistance kabyle. « Elle vivait de l’autre côté de la montagne », assurait Arezki, mais le bruit des combats qu’elle dirigeait et les appels incessants au soulèvement qu’elle lançait contre l’envahisseur arrivaient, porté par les échos de la montagne, jusqu’à Beni Hamdoune ainsi que ceux de Boubaghla. Et les tribus qui les recevaient de ce côté-ci se hâtaient de les rejoindre pour faire leur allégeance à ces deux grands chefs de guerre. Lorsque le premier coup de feu a éclaté le premier novembre 1954, signifiant que les hostilités étaient ouvertes contre l’occupant, les habitants de Beni Hamdoune avaient répondu présents. Dans le carré des martyrs, les hommes qui le peuplent n’ont cessé de payer de leur vie, leur audace et leur révolte contre l’oppresseur. Les premières victimes dataient de 1955. Les dernières de 1962. Parmi ces héros, un devait s’illustrer de manière plus spectaculaire. C’est Ali Ouabdellah, un moudjahid tombé dans une embuscade qui lui a été tendue en octobre 1957. Se sentant perdu, il s’était jeté sur le capitaine qui dirigeait, ce soir-là le détachement posté en embuscade. Un terrible corps à corps devait s’ensuivre avant de s’achever dans le sang. Le capitaine avait pris son pistolet dans son étui et tiré à bout portant sur son adversaire. Arezki nous a raconté cette histoire au pied de la stèle dressée sur la place du village à la mémoire du martyr. Cette place s’appelle « Amdoun ». « En ce temps-là il n’y avait pas toutes ces maisons que l’on voit aujourd’hui. Et elles n’étaient pas aussi hautes. Tout le monde a dû entendre les coups de feu, cette nuit », nous dira-t-il. En revanche, notre guide avait assisté à la mort de Aknaoui, amené de chez lui et assassiné sur la place, peu après la mort de Ali Ouabdellah. Il venait de la mosquée lorsque les soldats français, qui rentraient après leur méfait, le croisèrent devant sa porte. Interrogé sur la présence des moudjahidines dans le village, il avait répondu par la négative. Cela avait semblé suspect après l’assassinat du Moudjahid Ali. Le tenant donc pour complice, ils l’avaient conduit sur la place et fusillé sans autre forme de procès. « Il aurait dû dire qu’il venait d’être relâché car ce même jour, dès le matin, tous les hommes du village avaient été embarqués. Ils n’avaient pu être libérés qu’à la tombée de la nuit », commentait Arezki. « Autrefois, Beni Hamdoune était un village prospère grâce à son ingénieux système d’irrigation qui permettait toutes sortes de culture », assurait notre guide. Aujourd’hui, selon Yahia, l’enseignant, c’est le chef-lieu de commune qui retient tous les projets pour lui. « Nous ne recevons que les miettes », déplorait-il. Beni Hamdoune, c’est donc plus que de beaux sites touristiques et une qualité de l’air qui doit sa fraîcheur revigorante et embaumée à la montagne enneigée et boisée. Beni Hamdoune c’est aussi la richesse de son histoire et le courage de ses habitants qui n’avaient pas fléchi le genou devant l’envahisseur.                          

Source Aziz Bey Dépĉhe de Kabylie

Aucun résultat

La page demandée est introuvable. Essayez d'affiner votre recherche ou utilisez le panneau de navigation ci-dessus pour localiser l'article.

Follow Along

Class aptent taciti sociosqu ad litora torquent per conubia nostra, per inceptos himenaeos. Sed molestie, velit ut eleifend sollicitudin, neque orci tempor nulla, id sagittis nisi ante nec arcu.